Les Charitons du diocèse d’Évreux
Les confréries de charité recouvraient autrefois toute la Normandie, elles sont encore représentées dans le pays d’Auge et dans le diocèse d’Évreux où il y a encore environ 1200 frères. Une tradition vivante.
Les Charitons. Tintenelliers ouvrant la procession. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)
Les confréries sont apparues en Normandie au XIe siècle, mais les plus anciens statuts remontent qu’au XIIe siècle. Ils concernent la ville de Rouen, ce qui ne saurait surprendre : la grande ville, capitale de province, a donné l’exemple aux petites villes et aux villages.
Il n’est pas aisé de donner une définition simple et satisfaisante de ce qu’est une confrérie. Pour ne retenir que les caractères les plus généaux et les plus constants, nous dirons d’abord que c’est une association religieuse : les confères se mettent sous le patronage d’une personne divine ou d’un saint, ils dont choix d’une église ou d’une chapelle comme lieu d’exercice, et ils s’y réunissent à date fixe pour des célébrations culturelles. C’est essentiellement une affaire de laïcs, ils en ont l’initiative et la gère selon les statuts qu’ils se sont donnés, avec néanmoins un droit de regard et de correction du clergé. La confrérie a principalement pour objectif l’intérêt spirituel et temporel de ses membres, mais elle peut aussi, plus ou moins largement, se consacrer à la gloire de Dieu et au service du prochain.
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