Patrimoine Normand

La faïence de Rouen, au fil des siècles

Des premiers ateliers du XVe siècle aux grandes manufactures du XVIIIe siècle, la faïence de Rouen a accompagné l’histoire artistique et quotidienne de la cité normande. Formes raffinées, décors aux couleurs éclatantes et savoir-faire des grands maîtres faïenciers ont fait la renommée de cet art, dont cette exposition retrace l’évolution à travers plusieurs siècles de création rouennaise.

Broc à cidre panse ovoïde - Daté au revers « 1741 ». Rouen - Fabrique de Dionis - 1741 Assiette à bord contourné Fabrique de Pierre-Paul Caussy - 1740-1750.

Broc à cidre panse ovoïde – Daté au revers « 1741 ». Rouen – Fabrique de Dionis – 1741
Assiette à bord contourné Fabrique de Pierre-Paul Caussy – 1740-1750. (Photo Henri Métais © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 26 mai 2026 à 15:29 Par
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Une exposition sur la céramique rouennaise s’inscrit aujourd’hui naturellement dans les manifestations célébrant la con­naissance et le savoir. En effet, cet art a incarné bien des aspects du cadre de la vie des Rouennais pendant au moins cinq siècles. Les potiers ont su exprimer, avec spontanéité, toutes les tendances de style, tous les goûts et toutes les modes qui ont si bien contribué, tour à tour, à la renommée de la ville.
Nous n’avons envisagé que la période s’étendant du XVe siècle où la fabrication s’est généralisée à Rouen, jusqu’au début du XIXe siècle, époque à laquelle la céramique a pris un caractère plus industriel.

En premier lieu, nous avons voulu réunir une documentation aussi abondante et aussi variée que possible, reproduisant principalement des œuvres sorties des grandes faïenceries de la ville, que désignaient leur qualité artistique ou leur rareté.
La perfection des formes : saupoudreuses, aiguières, bannettes, porte-huiliers, pichets, bénitiers, pots à pharmacie, boules à savon, bras de lumière, bustes, lionnes héraldiques, etc. dans ce qu’elles ont eu parfois d’audacieux ; le chatoiement des couleurs particulières : bleu cobalt, bleu et rouille, ocre niellé, bleu empois, vert fusant sont d’autant plus appréciables que notre art a le privilège de nous conserver les ouvrages dans leur état de fraîcheur originelle.

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