Magène, héraut de la nouvelle chanson normande
Depuis plus de trente ans, le groupe Magène fait vivre la langue normande à travers une chanson populaire enracinée dans le Cotentin et les îles Anglo-Normandes. Entre créations contemporaines et adaptation de textes anciens, ses membres défendent avec conviction une culture régionale longtemps marginalisée, sans jamais la figer dans le folklore.
Théo Capelle et Jean-Louis Dalmon, les musiciens de Magène, face à leur public. (Photo Pierre Rique © Patrimoine Normand)
« Manoun des Hâots Vents, ol est belle et bllounde,
Et ses graunds uus gris sount graunds coume la Mé ;
J’aimerai muus l’avei que touot l’or du Monude,
Mais ol est mariée, je n’ai paé le dreit d’l’aimer… »
La belle voix de ténor de Théo Capelle résonne haut et clair dans la salle du conseil municipal de Bricquebec. À ses côtés, Jean-Louis Daimon, conseiller pédagogique en musique, égrène sur sa guitare les mélancoliques accords de la chanson-fétiche du groupe Magène.
Face à eux, les invités hochent la tête ; certains fredonnent presque pour eux-mêmes. Manoun des Hâots-Vents figurait déjà sur leur premier disque, en 1989. Alors, pensez donc s’ils la connaissent ! C’est une vieille amie que l’on accompagne volontiers dans sa tristesse conjugale puisque, hélas, « s’n houme est eun soutoun, chaqueun peut vous le dire… »
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