Patrimoine Normand

Sainte-Adresse : le Palais des Régates, écrin de la S.R.H.

Édifié au début du XXe siècle à Sainte-Adresse pour accueillir la Société des Régates du Havre, le Palais des Régates fut l’un des hauts lieux mondains et nautiques de la côte normande. De ses fastes de la Belle Époque à sa destruction pendant la Seconde Guerre mondiale, son histoire accompagne celle du Havre, entre plaisance, guerre et reconstruction.

Photomontage avec le palais des régates, écrin de la S.R.H, et une affiche de promotion de la plage Sainte-Adresse.

Le palais des régates, écrin de la S.R.H. La façade sud, s’ouvrant sur la mer. (Coll. Philippe Valetoux) ; Affiche de promotion de la plage de Sainte-Adresse et de son palais, dessinée par E. Toussaint. (Cliché inv. C. Kollmann 90 76 0692XA – ADAGP)

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Depuis leur création, les grandes régates annuel­les de la S.R.H. (Société des Régates du Havre) se tiennent devant l’hôtel Frascati (sur l’em­placement de l’actuel musée André-Malraux). Mais à la fin du XIXe siècle, la nécessité d’accueillir des paquebots de plus en plus grands amène un projet de modification des accès du port. Le 2 août 1898, le président Félix Faure pose la première pierre de la nouvelle digue nord. C’en sera bientôt fini du plan d’eau libre devant Frascati et le comité de la S.R.H. se met au travail pour trouver une solution. L’idée d’un nouveau club-house voit le jour et son implantation est proposée au bout de la rue Guillemard. C’est sans compter avec les riverains qui, réunis en comité de défense du quartier Saint-Vincent, s’op­posent à ce projet.

Faute d’un autre site possible sur Le Havre, le comité doit rechercher une nouvelle solution, sur Sainte-Adresse cette fois. Il négocie alors avec M. Dehors, propriétaire des Bains de la Falaise sous Sainte-Adresse, la location temporaire d’une partie de son terrain. C’est ainsi qu’en 1898, l’observatoire du jury et les tribunes officielles sont transférées à « canaques-ville », sur un terrain situé le long de la plage de Sainte-Adresse. Cette solution provisoire et coûteuse soucie beaucoup le comité qui cherche activement une solution pérenne. Car le 10 mai 1905, la digue nord est achevée et tout retour en arrière est impossible. Or l’un des mem­bres du comité n’est autre que l’homme d’affaires Dufayel, qui a entrepris depuis plusieurs années l’édification du projet immobilier baptisé « Nice-Havrais ».

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