Le musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen
Héritier légitime de la mémoire nautique de la Seine et du port rouennais, le musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen est né en 1999 après deux décennies d’un long travail de collecte d’objets et de bateaux normands. Sous la présidence de Michel Tant depuis 2009, le musée compte aujourd’hui dix-neuf salariés et dix bénévoles actifs.
Vue du musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen. (© Musée maritime de Rouen)
Les quais de Seine rénovés de la rive droite de Rouen s’étirent sur plus d’un kilomètre entre le pont Guillaume-le-Conquérant (en amont de la Seine) et le récent pont « Gustave-Flaubert ».
Proche de ce dernier se dresse la tour du marégraphe, édifiée par l’architecte Lucien Lefort à la fin du XIXe siècle. Rappelant le passé commercial et industriel du port rouennais, cette tour servait à fournir l’eau nécessaire aux grues hydrauliques des navires pour le chargement et le déchargement de marchandises avant la Seconde Guerre mondiale. Les bâtiments alentour servaient d’entrepôts aux denrées, comme celui du hangar M, où se situe aujourd’hui le musée maritime, fluvial et portuaire de Rouen. Érigé le long du quai Émile Duchemin par l’entrepreneur Charles Masson en 1926, le Hangar M, en briques rouge et blanche, sert d’entrepôt à la Compagnie Schiaffino qui importe le vin depuis les colonies françaises d’Afrique du Nord. Répondant à la baisse de la production viticole française due au phylloxera, le trafic de vin occupe, derrière celui du charbon anglais, la deuxième place des activités du port de Rouen, premier port de commerce maritime français avant la Seconde Guerre.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°74 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
