PATRIMOINE NORMAND

La cavalerie normande au XIe siècle

Le sort de la bataille d’Hastings, et le destin de la Normandie et de l’Angleterre, auraient été de toute évidence bien différents, si le duc Guillaume n’avait pas disposé de la meilleure cavalerie de tout l’Occident.

La cavalerie normande sait manœuvrer. Elle sait charger en groupe compact sous l’injonction d’un chef et derrière une bannière. Elle est regroupée en unité de vingt à trente cavaliers : le conroi. Nous voyons l’un d’eux à Hastings à l’aube du 14 octobre 2006, reconstitué et regroupant justement vingt cavaliers et une bannière. C’est une forte discipline et un entraînement intensif qui permit ses victoires à la cavalerie normande, en Italie et en Angleterre. (© Histoire Vivante/F. Coune)

La cavalerie normande sait manœuvrer. Elle sait charger en groupe compact sous l’injonction d’un chef et derrière une bannière. Elle est regroupée en unité de vingt à trente cavaliers : le conroi. Nous voyons l’un d’eux à Hastings à l’aube du 14 octobre 2006, reconstitué et regroupant justement vingt cavaliers et une bannière. C’est une forte discipline et un entraînement intensif qui permit ses victoires à la cavalerie normande, en Italie et en Angleterre. (© Histoire Vivante/F. Coune)

Mis à jour le 29 mars 2026 à 22:38 Par
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La dernière invasion, réussie, de l’Angleterre, re­monte au 14 octobre 1066 avec cette victoire normande à Senlac en fait, le champ de bataille est à une vingtaine de kilomètres au nord de la cité côtière de Hastings. La localité actuelle où se trouve le champ de bataille se nomme Battle. Ainsi, lors d’un voyage dans le sud de l’Angleterre, ne cherchez pas en vain le champ de bataille historique à Hastings, d’où est effectivement partie l’armée du duc Guillaume et de ses alliés, mais un peu plus au nord. Un tel voyage est d’ailleurs indispensable pour tout bon Normand. C’est un site national anglais magnifique, géré par English Heritage et dominé par les restes d’une abbaye édifiée pour commémorer la mort du roi Harold sur le lieu même où il périt en combattant. Cette année, la commémoration aura lieu les 9 et 10 octobre avec une reconstitution de la bataille regroupant environ quatre cents combattants, en attendant le grand rassemblement de 2012 où sont attendus environ 4 000 participants ! Un événement à ne pas manquer…

L’année dernière encore, l’émotion était intense lorsque le speaker anglais présentait en début d’après-midi, avant l’évocation de la bataille, l’évolution de six cavaliers équipés comme au XIe siècle du casque à nasal, de l’écu en amande et de la lance. Les casques brillaient au soleil, l’allure de ces quelques cavaliers était magnifique et le speaker rappelait que la cavalerie normande était alors the best in the world, la meilleure au monde ! Naturellement, les Anglais, blessés à tout jamais d’avoir été conquis en cet automne 1066, ne pouvaient l’avoir été que par l’élite du temps !… Voyons donc maintenant comment ces Normands ont pu être des cavaliers d’élite en ce XIe siècle, en Angleterre mais aussi en Italie.

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