PATRIMOINE NORMAND

Roue de carrier

Quand les charpentiers font la roue

Dans notre précédente édition, nous vous avons présenté l’exposition du musée de Normandie consacrée à la pierre de Caen. Nous revenons aujourd’hui sur cet événement à l’occasion d’une merveille de reconstitution à l’identique : celle d’une roue de carrier analogue à celles qui permettaient de remonter des exploitations souterraines les énormes blocs de calcaire destinés à la construction de nos monuments ou à leur décoration.

Roue de carrier exposée dans l'enceinte du château de Caen. Le fruit de la passion : neuf mois de travail de toute une équipe. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)

Roue de carrier exposée dans l’enceinte du château de Caen. Le fruit de la passion : neuf mois de travail de toute une équipe. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 1 avril 2026 à 11:18 Par
Partager :

Ils sont sept apprentis charpentiers à s’affairer autour de leur tâche, sous l’œil exercé de leurs deux formateurs. Au cœur du hangar qui les abrite, l’objet de leur attention : une immense roue en cours d’achèvement étendue sur le sol. 6 mètres de diamètre, 18 mètres de circonférence. Pas de doute, ces gens-là ne fabriquent pas un chariot, ou bien, c’est celui de Pantagruel ! Une envoûtante odeur de chêne flotte dans les airs. Du chêne, il a fallu en faire rentrer six mètres cubes pour obtenir la quantité suffisante ! Certaines pièces terminées pèsent plus de 200 kilos, et même, pour l’une d’entre elles, près d’une tonne : 5 m de long pour une section carrée de 45 cm ! Un travail gigantesque.

Nous sommes dans l’enceinte du Lycée Professionnel Albert Sorel de Honfleur. Les stagiaires répondent à une convention passée entre le GRETA du Calvados et la ville de Caen, en vue de la grande exposition 2010 consacrée à la pierre de Caen au musée de Normandie. Il s’agit de reconstituer à l’identique une roue de levage, semblable à celles qui étaient en usage jusqu’au début du XXe siècle pour sortir du sous-sol des blocs de pierre qui peuvent atteindre une tonne et demie.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°75 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS