Guillaume le Conquérant face aux rébellions saxonnes
La saga du 7e duc
Après la conquête de l’Angleterre, Guillaume le Conquérant impose son autorité au prix de campagnes impitoyables. Entre répression des révoltes saxonnes et réorganisation du royaume, ces années sombres marquent profondément l’histoire anglo-normande.
Une progression pénible pour les chevaliers de Guillaume le Conquérant. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)
Des armes et des âmes
Guillaume poursuit les insurgés saxons vers le nord, jusqu’à la Tees (qui constitue la limite nord de l’ancien Danelaw scandinave), pratiquant la politique de la terre brûlée. Comme toujours dans ce cas, les habitants sont facilement confondus avec les rebelles et subissent le même sort qu’eux. Ils s’enfuient, se terrent, meurent de faim et de froid, si toutefois ils sont parvenus à échapper à la répression royale, aux massacres perpétrés par les troupes normandes. C’est l’une des périodes les plus noires du règne de Guillaume. Mais comment aurait-il pu venir à bout autrement de la résistance saxonne ? Avec quelle armée aurait-il pu quadriller ses earldoms en ébullition ? Vingt ans après, les campagnes dévastées ne se seront toujours pas relevées de ces tragiques événements.
Une fois les rebelles soumis, le roi pardonne à leurs chefs, ainsi qu’il l’a souvent fait et le fera encore. Waltheof vient à lui repentant et rentre en grâce. L’aetheling Edgar, lui, est prudemment retourné en Écosse.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°46 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.
