Patrimoine Normand

Saga de Guillaume le Conquérant

L’héritage de Guillaume le Conquérant

L’héritage de Guillaume le Conquérant

Peu de figures de l’Histoire ont laissé à la postérité autant de traces positives que Guillaume de Normandie. On pourrait citer Charlemagne, Louis XIV, Napoléon, De Gaulle… L’héritage du Bâtard est assurément l’un des plus importants du Moyen Âge, puisque l’extrême richesse de son règne exerce encore des effets notables sur l’Europe du XXIe siècle.

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1087 – Mort de Guillaume le Conquérant

1087 – Mort de Guillaume le Conquérant

Les chroniqueurs se sont toujours ingéniés à trouver des justifications a posteriori aux phénomènes naturels ou aux catastrophes. Ainsi en 1064, le passage pourtant inévitable de la comète de Halley fut-il interprété comme un présage funeste pour Harold de Wessex. 1087 n’échappe pas à cette tendance. Après la rédaction du Domesday Book, dont ce seul surnom populaire exprime clairement des implications néfastes, cette année-là accumule en Angleterre accidents et calamités en tous genres : épidémies, famines, incendies… dont on connaît cependant des précédents peu suspects de jugement divin. Aussi ne sera-t-on pas étonné qu’elle soit aussi celle de la mort du roi.

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Le Domesday Book

Le Domesday Book

À la fin de 1084, Guillaume le Conquérant doit quitter la Normandie. Ses agents de renseignements lui ont fait parvenir les nouvelles d’une inquiétante coalition du côté de la Mer du Nord. Si le chef apparent en est le roi Knut de Danemark, l’âme de la menace n’est autre que le nouveau comte de Flandre, son vieil ennemi Robert le Frison, dont la fille a épousé le roi danois.

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1077 : joies et épreuves pour la famille ducale

1077 : joies et épreuves pour la famille ducale

1077 est une année mitigée, pour Guillaume comme pour le souverain pontife. C’est là qu’éclate au grand jour la querelle des investitures, une crise qui mine les rapports entre Grégoire VII et Henri IV. En 1076, le maître du Saint-Empire romain germanique avait fait désavouer le pape par un synode allemand. Rome avait répondu par l’excommunication de l’insolent. Le 28 janvier 1077, toutefois, l’empereur implore et obtient son pardon au château de Canossa, en Émilie, pour une trêve qui allait durer trois ans.

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Guillaume le Conquérant – Vers la fin d’un règne : les années 1080

Guillaume le Conquérant – Vers la fin d’un règne : les années 1080

Le duc est désormais vieillissant, et son bilan mitigé. Privée de son fils aîné et de son frère Odon, sa famille proche va encore s’amoindrir. Bien assis en Angleterre, son pouvoir royal le fait un peu négliger sa Normandie où s’épanouissent les grandes abbayes, symboles de sa puissance dans l’Occident du XIe siècle. Aussi de nouvelles menaces se profilent-elles au sud du duché, dans le Maine.

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Guillaume le Conquérant – L’éclatement de la famille royale (2e partie)

Guillaume le Conquérant – L’éclatement de la famille royale (2e partie)

En 1082, l’ambition démesurée d’Odon de Conteville, frère de Guillaume le Conquérant, menace l’équilibre du royaume. En voulant briguer la tiare pontificale, l’earl de Kent provoque la colère du duc-roi, donnant lieu à une confrontation spectaculaire qui révèle les tensions profondes au sein de la famille normande.

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Guillaume le Conquérant – L’éclatement de la famille royale

Guillaume le Conquérant – L’éclatement de la famille royale

Du printemps 1076 à la fin de l’été 1080, Guillaume réside en Normandie. Depuis la conquête, c’est l’un de ses plus longs séjours en son pays natal. Cette absence prolongée d’Angleterre est rendue possible grâce au retour au calme consécutif à l’exécution de Waltheof. Cet événement a calmé presque définitivement les humeurs saxonnes. C’est une absence nécessaire, car le vieil ennemi du duc-roi, le traître et comploteur Ralph de Gaël, réfugié sur ses terres en Bretagne, a repris ses intrigues, et il convient pour le duc d’aller rétablir l’ordre sur ses marches occidentales.

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