Harold, parjure et usurpateur : la mobilisation normande
(1re partie)
À la mort d’Édouard le Confesseur, en janvier 1066, Harold Godwinson se fait couronner roi d’Angleterre malgré les promesses faites à Guillaume de Normandie. Entre rivalités familiales, tensions politiques et ambitions continentales, s’ouvre alors une crise de succession qui conduira à l’une des plus célèbres conquêtes du Moyen Âge.
Tapisserie, scènes 29 et 30 — Couronnement de Harold par l’archevêque Stigand.
À gauche, derrière un housecarle, un personnage tend l’index vers la scène précédente, laissant entendre que telle serait la volonté du défunt. (Avec l’autorisation spéciale de la ville de Bayeux)
La mort d’un roi
Un accord de mariage a-t-il vraiment été passé entre Harold et Guillaume concernant une fille du couple ducal ? Quoi qu’il en fût, l’earl de Wessex se marie en Angleterre entre 1063 et 1065, non avec Adelize (ou Aélis) de Normandie, mais avec Ealdgyth, la veuve de Gruffyd ap Llywelyn, le roi du Pays de Galles mis à mort deux ans plus tôt par ses sujets1. Une assurance de son soutien à la noblesse galloise, que Harold souhaite soumettre à son autorité.
Pendant la longue absence continentale du fils de Godwin, la situation n’a pas évolué en sa faveur. À l’automne 1064, peu après son retour à la cour d’Édouard le Confesseur, l’animosité qui l’oppose à son frère Tostig1 s’exprime de manière tragique : l’earl de Northumbrie fait tuer deux de ses thegns qu’il soupçonnait de comploter contre lui en raison de sa politique fiscale particulièrement lourde. Une double exécution qui provoque dans son fief les mécontentements qu’on devine.
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Notes
- Lire Patrimoine Normand n° 38.