Guillaume le Conquérant – La difficile pacification
La saga du 7e duc
Un an après la conquête de l’Angleterre, Guillaume doit déjà faire face à une série de révoltes qui fragilisent son pouvoir. D’Exeter à York, entre clémence calculée et répression brutale, le duc-roi impose progressivement son autorité sur un royaume encore instable.
Guillaume le Conquérant, roi d’Angleterre. Pour la première fois, des Saxons sont incorporés dans les rangs de l’armée normande. (Photos Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand.)
Cela fait déjà un an que le duc de Normandie règne sur l’Angleterre. Et voici qu’à Exeter où elle vit depuis la bataille de Hastings, Gytha, la mère du défunt roi Harold, déclenche un mouvement de rébellion qui contraint Guillaume à prendre lui-même la tête de son armée, dans laquelle il parvient pour la première fois à incorporer des effectifs saxons : la colonisation est en marche ! Il met le siège devant la ville, dont les portes s’ouvrent au bout de dix-huit jours. Effet miraculeux de sa seule présence ; un effet qui se vérifiera plusieurs fois au cours de cette période de pacification de l’Angleterre, celle des premières années du règne.
Les Normands ne sont plus, il est vrai, au temps de la conquête proprement dite : la répression tend à se montrer compréhensive, aussi douce que possible, du moins pour cette fois : il s’agit de ménager ses sujets ! Dans sa clémence, Guillaume maintient les privilèges de la cité, mais il ordonne la construction d’un château-fort, pour prévenir toute nouvelle velléité de révolte. Un seigneur de l’Hiesmois, le Normand Baudoin de Meulles, fils de Gilbert de Brionne (précepteur de Guillaume après la mort de Robert le Magnifique), le tiendra sous sa coupe et veillera au maintien de l’ordre.
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