Armand Le Véel
Armand Le Véel. 1821-1905. (© Guillaume Néel)
En consacrant la double-page de notre rubrique Talents Normands à Arthur Le Duc, nous avons eu peur de froisser là-haut son contemporain et confrère, Armand Le Véel. Nous nous en voudrions de créer des dissensions célestes entre ces deux statuaires normands, qui plus est l’un comme l’autre originaires de la Manche. Imaginez un peu : un pugilat dans les nuages sur fond de léopards d’or luisant dans un halo de lumière divine… Y’a pas : ça fait désordre… Aussi avons-nous décidé de rééquilibrer l’affaire en demandant à Guillaume, notre caricaturiste, de croquer l’ami Armand, avec sa belle barbe blanche à faire rougir de jalousie tous les pères Noël d’hypermarchés. Entre autres œuvres, on lui doit le Napoléon équestre de Cherbourg, que le maire ne semble pas avoir envie de déboulonner. On prête à Le Véel un caractère bien trempé, au point qu’il n’hésite pas à déguerpir de son atelier lorsque l’empereur Napoléon III, qu’il n’apprécie guère, lui rend une visite de courtoisie. Né à Bricquebec, longtemps conservateur du musée Thomas-Henry de Cherbourg, Le Véel s’éteint dans cette même ville, démontrant son attachement viscéral au Cotentin.
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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°119. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.
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