Pierre-Kazuo Iwamura
À la recherche de la lumière normande
Installé à Valognes depuis la fin des années 1970, le peintre japonais Kajiwara a trouvé dans les paysages du Cotentin une source d’inspiration inépuisable. Entre brumes, marées et lumières changeantes, son œuvre témoigne d’un regard sensible porté sur la Normandie, tout en conservant l’influence de sa culture japonaise et des grands maîtres européens qui ont marqué son parcours.
Pierre-Kazuo Iwamura. (© Eric Bruneval)
Avoir un père sculpteur de temples m’a conduit dès la petite enfance à me tourner vers la création, vers la sculpture… À travers les jeux, je laissais déjà courir mon imagination. Autour de moi, je trouvais toujours tout un matériel : crayons, pastels… À l’âge de douze ans, je découvris le dessin à la plume et quittai le monde des jeux pour une création plus minutieuse, plus franche, plus déterminée. À partir d’une plume très fine, et d’une technique qui ne m’autorisait qu’à tracer des traits, je réalisai enfin des dessins de bateaux, d’avions… J’étais complètement absorbé par ce travail et rempli de joie au fur et à mesure que mes dessins prenaient forme.
A l’été de mes quinze ans, j’utilisai pour la première fois la peinture à l’huile, découvrant ainsi un aspect nouveau de la peinture, fondé sur un coup de pinceau plus libre et des couleurs riches et nombreuses. Et je peignis ainsi ma famille, mes amis, des natures mortes, tout ce que je voyais… Jamais je n’étais aussi heureux que lorsque je peignais. À seize ans, je peignis un ami ; le tableau fut exposé à Kanagawa Ken et je reçus le prix du maire d’Atugi. Déjà, la peinture n’était plus pour moi juste un amusement, et j’avais l’intention de devenir peintre.
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