Saint-Vaast
La perle des huîtres
Sur la côte est du Cotentin, le plus vieux bassin ostréicole de Normandie, celui de Saint-Vaast-la-Hougue, cultive l’art typiquement normand du trompage, les plus grandes marées d’Europe y berçant le grand cru des huîtres de la Manche.
Se déployant sur 275 hectares, de l’île Tatihou au nord des plages d’Utah, le bassin de production de la Saint-Vaast-la-Hougue a très tôt su introduire l’innovation avec des cages et poches de faible densité, oscillant avec les marées puissantes du Gulf Stream. (© Jean-Luc Péchinot)
Avec 380 concessionnaires, 1 200 hectares de parcs, 27 000 tonnes d’huîtres, soit le quart de la production française : on ignore parfois que la Normandie est la première région conchylicole de l’Hexagone. Légitime prépondérance quand on sait que les plus grandes marées d’Europe y offrent des conditions exceptionnelles pour cet élevage, décliné en cinq bassins de production, la côte est du Cotentin en étant le berceau.
Une tradition ancestrale
La pratique de l’ostréiculture à Saint-Vaast remonte en effet au XVIe siècle. Les huîtres de drague étaient alors conservées dans des parcs délimités par des murets de pierre. À ces parcs, situés entre la digue de Saint-Vaast à Réville et l’île Tatihou, s’ajoutera en 1879, dans l’anse du Cul de Loup, le premier établissement terrestre ostréicole, créé à l’initiative de l’État.
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