24e festival de Deauville
Entre avant-premières prestigieuses, hommages aux grandes figures du cinéma américain et compétition de films indépendants, le Festival du cinéma américain de Deauville 1998 a réuni stars hollywoodiennes et œuvres marquantes. De Steven Spielberg à Peter Weir, de Saving Private Ryan à The Truman Show, cette édition a mêlé spectacle, émotion et réflexion sur la société contemporaine.
24e festival de Deauville. Le jury avec de haut en bas et de gauche à droite : Jean-Paul Rappeneau, Russel Banks, Maurice Bernard, Michèle Halberstadt, Christian Vincent, Liam Neeson, Eric Serra, Alessandro Gassman, Sandrine Kiberlain, Virginie Ledoyen et Ewan McGregor. (Photo Éric Bruneval © Patrimoine Normand)
Si le soleil cette année a brillé par ses apparitions humides, les nombreux invités illustres illuminèrent par leur présence ce festival 98 venus présenter leurs derniers films en avant première. Deauville a eu la joie et l’honneur d’accueillir cette année Steven Spielberg, Tom Hanks et Edward Burns (Saving private Ryan), Peter Weir (The Truman Show) Michael Douglas, Andrew Davis et Patrick Smith Kelly (A perfect murder), George Clooney et enfin Antonio Banderas, Catherine Zeta Jones et Martin Campbell (The mask of Zorro). Le festival de Deauville est avant tout un rendez-vous avec le cinéma américain et pas uniquement une compétition de films indépendants. Plusieurs catégories de films et plusieurs manifestations sont donc prévues. Cette année eurent lieu des hommages à Michael Douglas, Bob et Harvey Weinstein, George Gershwin, la présentation en avant première de 12 films, la présentation de 12 films dans la catégorie Panorama, le prix Michel d’Ornano, le prix littéraire avec Mary Higgins Clark et enfin la compétition de films indépendants (furent récompensés : Next Stop Wonderland, comédie sentimentale, High Art et Gods and Monsters). Beaucoup de films donc, qui ont permis, comme chaque année, de visiter les différents aspects du cinéma américain.
Les points forts : quelques films ont retenu l’attention, par leur traitement, leur scénario ou leur message
Saving Private Ryan (il faut sauver le soldat Ryan) réalisé par Steven Spielberg avec Tom Hanks, Tom Sizemore et Edward Burns.
« Now they know, now they finally know », sanglote, dans les bras de Tom Sizemore, un vétéran américain du débarquement du 6 juin 1944 en Normandie. Les trente premières minutes du film de Spielberg ont eu cet effet sur tous, et ont particulièrement bouleversé les vétérans qui n’avaient pu jusqu’alors faire partager ce qu’ils avaient vécu.
Lors du dîner de gala en l’honneur de Steven Spielberg, Madame d’Ornano, maire de Deauville est accompagnée de Tom Sizemore, Edward Burns, Steven Spielberg et Tom Hanks. (© Mario Gurrieri)
Le festival de Deauville a donc démarré sur des images fortes, très fortes, ce samedi 6 septembre. Vue romancée du débarquement comme toile de fond à une autre histoire, Saving private Ryan offre les trente premières minutes les plus fortes jamais réalisées. Tournées caméra au poing, parmi les acteurs, sans pudeur (le sang, les blessures, les cris ne sont pas épargnés), ces images sont d’un réalisme saisissant. Il était important à Spielberg de rappeler à la jeune génération ce que leurs aïeux ont vécu.
Accédez à l’article complet et plus encore
Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°23 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.
Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.