PATRIMOINE NORMAND

Caen : les hôpitaux d’hier à aujourd’hui

De la « Petite Maladrerie » fondée au XIe siècle aux installations modernes du C.H.U., l’histoire hospitalière de Caen reflète les grandes évolutions de la société et de la médecine. Nées de la nécessité de répondre aux fléaux – lèpre, peste, misère –, les structures d’accueil et de soin n’ont cessé de se transformer, passant d’une charité religieuse à une organisation médicale de plus en plus spécialisée, au cœur des enjeux de santé publique contemporains.

Façade arrière de l’ancien Hôtel-Dieu, aujourd’hui Conseil Ré­gional. Une lettre patente de Louis XIV du 15 mars 1656, confirme et donne à la ville de Caen, l’autorisation de construire un établissement pour soulager les pauvres et les malades. Sa construction ne débutera qu’en 1674. L’hôpital général de la Charité de Caen (située Quai de Juillet et Avenue du 6 Juin) est devenu vétuste et insalubre. Suite au rapport de la commission des hospices de Caen, la municipalité décide, le 21 février 1820, la restauration de l’abbaye aux Dames qui deviendra le nouvel Hôtel-Dieu.

Façade arrière de l’ancien Hôtel-Dieu, aujourd’hui Conseil Ré­gional. Une lettre patente de Louis XIV du 15 mars 1656, confirme et donne à la ville de Caen, l’autorisation de construire un établissement pour soulager les pauvres et les malades. Sa construction ne débutera qu’en 1674. L’hôpital général de la Charité de Caen (située Quai de Juillet et Avenue du 6 Juin) est devenu vétuste et insalubre. Suite au rapport de la commission des hospices de Caen, la municipalité décide, le 21 février 1820, la restauration de l’abbaye aux Dames qui deviendra le nouvel Hôtel-Dieu. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 9 avril 2026 à 20:08 Par
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À travers les siècles, les maladies emblématiques de la lèpre puis les épidémies de peste ainsi que la misère, incitèrent les autorités religieuses d’abord, civiles ensuite, à construire des établissements pour recueillir, héberger puis soigner les populations fragilisées. Dès le XIe siècle et jusqu’au XXIe siècle naissant, la ville de Caen, conjointement aux institutions charitables, s’est toujours souciée du bien-être de sa population indigente en cons­truisant ou en transformant de vastes établissements pour les recueillir. La spécialisation crois­sante entraîne la fusion entre la faculté de Médecine et l’hôpital, c’est-à-dire entre l’en­seignement, la recherche et les soins, créant ainsi en 1958 les Centres Hospitaliers Universitaires.

En 1054, Guillaume le Conquérant fait ériger, par Lanfranc, son conseiller, la « Petite Maladrerie » dite « Le Nombril de Dieu ». En 1161, Henri II fonde la « Maladrerie de Beaulieu » dite la « Grande Maladrerie ». Elle sera construite à une lieue du centre ville. Le 15 mars 1656, le roi Louis XIV autorise la ville de Caen (en même temps que celle de Paris) à construire l’Hôpital Général (Hôtel Dieu), le long de l’Orne, aujourd’hui Quai de Juillet et Avenue du 6 Juin. En 1723, Anne Leroy, de la congrégation du Bon Sauveur fonde à Caen, l’association de Marie. L’hôpital général devenu insalubre, la misère visible par la révolte caennaise de 1812 accroissant le nombre des ma­lades, la ville décide de restaurer l’Abbaye Sainte-Trinité, en 1820 et y transfère les malades. Avec le développement de la médecine le 26 juillet 1908 on inaugure le nouvel hôpital Georges-Clemenceau. Le 20 septembre 1975, la ville de Caen se dote du plus grand et moderne de France, le « Centre Hospitalier Universitaire Régional » (C.H.U.).

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