PATRIMOINE NORMAND

Peindre en Normandie : autour de la Ferme Saint-Siméon

Dans notre précédente édition, nous vous avons présenté l’exposition désormais permanente à l’Abbaye-aux-Dames de Caen de la collection Peindre en Normandie. Nous poursuivons notre promenade, cette fois-ci rive gauche de la Seine, à travers un nouveau choix d’œuvres rassemblées à l’initiative d’Alain Tapié. Et, puisqu’il s’agit de peinture, rendons-nous en un lieu emblématique de la création picturale normande, la célèbre ferme Saint-Siméon à Honfleur, véritable temple de talents artistiques au XIXe siècle.

Une scène de la vie quotidienne pour les peintres installés à la ferme Saint-Siméon, vue par Adolphe-Félix Cals (Paris 1810-Honfleur 1880). « Dans ce paysage naturaliste qui fut un creuset pour le versant physique de l’im­pressionnisme, la représentation des éléments, l’esprit de la ferme Saint-Siméon joua un rôle capital puisqu’il favorisa le mélange d’une nature sublime mais bien souvent rude, triste, violente, avec ses habitants permanents ou provisoires, saisis dans la cruelle vérité de leur labeur ou de leur oisiveté. ». (Alain Tapié, De Corot à Vuillard, Peindre en Normandie, CID, 2005)

Une scène de la vie quotidienne pour les peintres installés à la ferme Saint-Siméon, vue par Adolphe-Félix Cals (Paris 1810-Honfleur 1880). « Dans ce paysage naturaliste qui fut un creuset pour le versant physique de l’im­pressionnisme, la représentation des éléments, l’esprit de la ferme Saint-Siméon joua un rôle capital puisqu’il favorisa le mélange d’une nature sublime mais bien souvent rude, triste, violente, avec ses habitants permanents ou provisoires, saisis dans la cruelle vérité de leur labeur ou de leur oisiveté. ». (Alain Tapié, De Corot à Vuillard, Peindre en Normandie, CID, 2005)

Mis à jour le 7 avril 2026 à 22:18 Par
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La ferme Saint-Siméon domine la baie de Seine. Ac­crochée sur le coteau, elle se tient un peu à l’écart de la cité portuaire qui vit partir au XVIe siècle les découvreurs du Québec. À l’écart, et pour cause : jadis y était installée une léproserie, avant qu’elle cède la place aux Capucins qui y élèvent une chapelle dédiée à Saint-Siméon. Son nom restera attaché au site. Pierre-Louis Toutain y ouvre une auberge en gérance courant 1820. Bien située sur la Corniche normande entre Trouville et Honfleur, elle jouit à la fois du charme sauvage de la Côte de Grâce et des vastes horizons maritimes de la baie de Seine. Il lui faudra pourtant attendre près de trente ans pour prendre son essor. Il lui faudra pourtant attendre près de trente ans pour prendre son essor. En 1848, Catherine-Virginie Morin, la jeune épousée de l’aubergiste, allie à ses qualités de cuisinière un solide sens de l’accueil ; elle donne une âme à la ferme et séduit notamment par ses maquereaux à l’oseille, très réputés.

Une colline inspirée

Entre-temps, les artistes s’étaient laissés séduire par Honfleur. Et tout d’abord les Anglais : Turner, les frères Fielding, Gendall ou Bonington viennent y chercher des ciels aux tons changeants issus d’une lumière qui n’appartient qu’à la Normandie.

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