Patrimoine Normand

Uncategorized

Les toiles de Hambye

Les toiles de Hambye

Parmi les différentes productions dites aujourd’hui « d’art populaire » que pouvait compter le département de la Manche au début du XIXe siècle, les toiles peintes d’Hambye restent fort mal connues du fait de leur rareté et du peu d’intérêt qu’elles ont suscitées auprès des auteurs, vraisemblablement par manque de données. Essayons de cerner globalement cette production réservée exclusivement à l’ameublement, dont seuls quelques exemplaires sont visibles dans certains musées bas-normands.

Les toiles de Hambye Lire l’article »

Au fil de l’Andelle

Au fil de l’Andelle

En plein cœur du Vexin normand coule une rivière fraîche et chantante, l’Andelle, dont les eaux sont des eaux de mémoire. Tout en gazouillant, elles racontent les hauts faits des fiers Normands qui jadis venaient se reposer sur ses rives, les luttes sanglantes qui se sont déroulées dans cette vallée pour sa possession, les amours sublimes de jeunes princes et belles princesses d’antan… Car le temps n’a pas prise sur cette rivière si sereine qui reflète tant d’images du passé. Nous avons musardé dans cette verdoyante vallée de l’Andelle en remontant son cours limpide, et par là même en remontant le cours de l’histoire à partir du lieu où elle se jette dans la Seine. Et nous avons découvert bien des merveilles cachées dans les massifs de verdure, bien des splendeurs oubliées qui défient encore aujourd’hui la vanité de l’homme et les morsures du temps.

Au fil de l’Andelle Lire l’article »

Pomme de Normandie

Pomme de Normandie

La pomme, fruit de l’Arbre de Vie et de la Connaissance est, depuis la nuit des temps, le symbole universel de la séduction et de l’offrande, du Bien et du Mal. La pomme, c’est ce fruit d’or de l’immortalité que vola Héraclès au jardin des Hespérides, et aussi ce fruit de la tentation et de la déchéance que croquèrent Adam et Eve au jardin d’Eden. Mais, depuis toujours, la pomme est ce fruit chargé de mystère, unique et multiple à la fois, dont bien des artistes tels Cézanne ou Magritte s’inspirèrent pour en saisir l’intemporalité.

Pomme de Normandie Lire l’article »

Parlement de Normandie au XVIIIe siècle : parcours mouvementé de Rouen à Bayeux

Parlement de Normandie au XVIIIe siècle : parcours mouvementé de Rouen à Bayeux

Dans un précédent article, l’origine et l’installation du Parlement de Normandie à Rouen ont été abordées. Ses prérogatives, sa composition et ses champs d’actions ont également été évoquées en soulignant plus particulièrement son action de résistance face à la pratique absolutiste du pouvoir par Louis XV. Ce comportement récurrent de contre-pouvoir à l’absolutisme triomphant du XVIIIe siècle entraîne en 1771 une réaction royale lourde de conséquences. Le roi, excédé des prétentions de ses Parlements, y compris celui de Normandie, décide de « casser » ces cours souveraines de justice. Une profonde réforme du Chancelier Maupeou délocalise les Parlements et rogne leurs pouvoirs de nuisance politique. Débaptisé et démembré, le Parlement de Rouen laisse la place à deux « cours de justice supérieure ». Cette nouvelle institution devient bicéphale, l’une à Rouen, l’autre s’installe sur ordre royal à Bayeux. Les conséquences de ce transfert sont importantes aussi bien à Rouen qu’à Bayeux qui, pour cette dernière, profite de l’arrivée de la noblesse de Robe. Épisode marquant de l’histoire de la Normandie, ces événements ont surtout profondément modifié le patrimoine urbain de la ville de Bayeux qui s’offre encore aujourd’hui à nous.

Parlement de Normandie au XVIIIe siècle : parcours mouvementé de Rouen à Bayeux Lire l’article »

Les racines normandes du Roman de Renart – De goupil en renart

Les racines normandes du Roman de Renart – De goupil en renart

Il est des noms propres qui deviennent noms communs : Tartuffe, Harpagon, Don Juan, Cassandre, Hercule… La liste en serait longue. Pour autant, ces noms propres ne font que s’ajouter au nom commun préexistant ; ils en deviennent un synonyme en lui ajoutant une légère nuance des sens. Renart, lui, a totalement supplanté le nom commun qu’il doublait, à tel point que parler aujourd’hui de goupil relèverait d’une préciosité un peu désuète. Le mot est définitivement éclipsé du langage courant : on ne le décèle plus que dans l’adjectif vulpin, dérivé du latin vulpes. C’est-à-dire l’influence déterminante du Roman de Renart sur la langue française. Les raisons du triomphe de ce néologisme sont intimement liées au succès littéraire de l’œuvre.

Les racines normandes du Roman de Renart – De goupil en renart Lire l’article »

Harold, parjure et usurpateur : la mobilisation normande (2e partie)

Harold, parjure et usurpateur : la mobilisation normande (2e partie)

Après avoir obtenu l’appui du pape et rallié à sa cause les grands barons normands, Guillaume prépare méthodiquement la conquête de l’Angleterre. Entre tractations diplomatiques, propagande guerrière et gigantesque mobilisation navale dans les ports normands, le duc transforme peu à peu son projet en véritable guerre sainte contre Harold, désormais considéré comme parjure et usurpateur.

Harold, parjure et usurpateur : la mobilisation normande (2e partie) Lire l’article »

Héritage Normand : un baptême sous l’égide de Guillaume

Héritage Normand : un baptême sous l’égide de Guillaume

Autour de la statue équestre de Guillaume le Conquérant, les soldats brandissent l’épée, hérissés de haches et de lances, couverts de boucliers, dans une clameur guerrière que répercute une façade d’hôtel de ville indifférente à l’événement. Au pied du destrier cabré, les effigies des six premiers ducs de Normandie semblent avoir été façonnées sur le modèle de ces hommes vêtus de broignes, de cottes de maille, de bandes molletières et de casques à nasal. Ce jour-là, ils portent sur les fonts baptismaux une nouvelle association : Héritage Normand.

Héritage Normand : un baptême sous l’égide de Guillaume Lire l’article »