Patrimoine Normand

Claude Monet

Claude Monet. 1840-1926.

Claude Monet. 1840-1926. (© Guillaume Néel)

Mis à jour le 15 juin 2026 à 15:01 Par
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Né à Paris, Claude Monet s’installe au Havre l’année de ses cinq ans. De manière précoce, il développe un goût pour le dessin et suit alors des cours académiques, non sans intérêts. Pas très appliqué à l’école, malgré sa bonhommie, ses premiers dessins sont des caricatures (portraits-charges) de professeurs, d’hommes politiques. Claude Monet les dessine à même ses marges de cahiers et livres. Il réalise également des croquis de bateau ou de paysages sur site en plein air.
À la mort de sa mère, la tante qui l’accueille l’incite à poursuivre dans le dessin et le laisse abandonner l’école. Il se met à vendre ses caricatures chez un commerçant spécialisé dans le matériel pour peintres. C’est le tournant de sa vie artistique et de sa vie tout court. Le commerçant où il vend ses caricatures n’est autre que l’ancien associé d’Eugène Boudin. Le peintre expose encore ces œuvres dans cette boutique. Le chemin de Claude Monet et d’Eugène Boudin est fait pour se croiser. Eugène Boudin conseille à son jeune pair de quitter Le Havre pour Paris afin d’y prendre des cours et de rencontrer d’autres artistes.

Quittant son service militaire plus rapidement que prévu grâce à l’action de sa tante, il rejoint à la Ferme de Saint-Siméon, son mentor Eugène Boudin qui l’initiera, à cette occasion, à la peinture en plein-air. Conjointement, il commence à étudier à l’École impériale des Beaux-Arts de Paris, où il rencontre Pierre-Auguste Renoir. Claude Monet fonde avec ce dernier le mouvement artistique qui s’appellera un peu plus tard l’impressionnisme.
À la fin de sa vie, Claude Monet souffre d’une cataracte qui altère sa vue. Sous les conseils de son ami Georges Clemenceau (20 ans d’exercice de la médecine), il se fait opérer de l’œil droit. Lourdement touché par les modifications de ses perceptions visuelles inhérentes à l’intervention chirurgical, il renonce à toute autre opération concernant son sur œil gauche. La maladie s’aggravant, ses derniers tableaux en ressentirent les effets. À la mort de Claude Monet, Georges Clémenceau courre au chevet du peintre, et insiste pour que l’on ne recouvre pas le corps d’un linceul noir. « Pas de noir pour Monet ! Le noir n’est pas une couleur ! » Il arrache alors les rideaux à motifs colorés de la pièce pour en recouvrir la dépouille du peintre.

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°85. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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