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Eure

Les articles de Patrimoine Normand consacrés au patrimoine, aux lieux et aux traditions de l’Eure.

Les bacs de la Seine

Les bacs de la Seine

Langoureusement coule la Seine. Fleuve mythique et mystérieux, elle coupe en deux la Normandie en de lents courants ondulants. Entre Rouen et la mer, sur une distance de quelque 130 km, avant les travaux d'endiguement, la Seine-Maritime constituait jadis une sorte de longue rade intérieure avec des hauts fonds et des fosses plus ou moins profondes qui rendaient la navigation périlleuse. Actuellement, si son parcours offre moins de danger pour les bateaux, il nécessite quand même le concours de pilotes expérimentés. Mais depuis toujours, ce fleuve vivant s'est docilement prêté aux passages des hommes entre ses deux rives, malgré ses bancs mouvants et chenaux capricieux.

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Georges Erni
L’abbaye Notre-Dame du Bec – De la gloire à la prière en passant par les chevaux

L’abbaye Notre-Dame du Bec – De la gloire à la prière en passant par les chevaux

Dans la riante vallée du Bec, non loin de Brionne dans l’Eure, s’établit au début du XIe siècle, sous l’impulsion du chevalier Herluin, une abbaye qui, en peu de temps, devint un phare spirituel d’une renommée considérable pour toute la chrétienté. Ceci grâce à des hommes de grande piété et à un enseignement de haute valeur vers lesquels accouraient des élèves des quatre coins de l’Europe. Quelques siècles plus tard, après maints tourments et destructions, alors que l’abbaye, pillée, dégradée, était sur le point d’être vendue comme carrière à pierres, cette notoriété prit un autre tournant… grâce à des chevaux ! L’abbaye du Bec devint en effet un dépôt de chevaux, un prestigieux haras militaire. Et ce sont justement ces chevaux qui sauvèrent les bâtiments d’une ruine certaine, inévitable. Heureusement, et depuis 1948, l’abbaye du Bec a retrouvé sa lumière originelle, et dans la prière, une vie monastique pure et entière.

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Georges Erni
Château de Bizy : où les fontaines chantent à nouveau les fastes d’antan

Château de Bizy : où les fontaines chantent à nouveau les fastes d’antan

À quelques encablures des méandres de la Seine, les fontaines du grand parc du château de Bizy, au-dessus de Vernon, chantent à l’unisson, et dans un doux murmure de cascades et de jets d’eau, les heures glorieuses de l’empire napoléonien aussi bien que les fastes de la royauté. Trois siècles de noms illustres s’y sont succédés, trois siècles d’histoire pour un ensemble architectural en demi-cercle étonnamment jeune d’allure et d’esprit qui n’a rien perdu de sa majesté d’autrefois.

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Georges Erni
Château de Beaumesnil : le faste baroque

Château de Beaumesnil : le faste baroque

Dans le parc immense aux arbres vénérables du château de Beaumesnil, non loin de Conches dans le département de l’Eure, en plein cœur du pays d’Ouche, et dans la forêt qui l’enserre tel un bijou précieux, on croit entendre parfois, résonnant à tous les échos, comme des appels de trompes. Dans l’air vibrant qui vous prend, ces sonneries graves et mélancoliques ont de quoi vous faire frissonner. Dieu ! Que le son du cor est triste et beau, le soir au fond des bois ! « Soit qu’il chante les pleurs d’une biche aux abois, ou l’adieu du chasseur que l’écho faible accueille, et que le vent du Nord porte de feuille en feuille… »

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Georges Erni
Le sacrifice de l’église Saint-Paul de Pont-Audemer

Le sacrifice de l’église Saint-Paul de Pont-Audemer

Dominant la vallée de la Risle dans un écrin de verdure, l’église Saint-Paul de Pont-Audemer conservait encore d’importants vestiges romans du XIIe siècle et témoignait de plusieurs siècles de vie spirituelle locale. Fragilisée par le temps mais loin d’être réduite à l’état de ruine, cette modeste église rurale a pourtant été détruite en 2002 dans des conditions qui suscitèrent une vive émotion et l’indignation des défenseurs du patrimoine.

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Georges Erni
Saint-Sulpice-de-Graimbouville : un exemple à suivre

Saint-Sulpice-de-Graimbouville : un exemple à suivre

Promise à la démolition, une remarquable porterie médiévale en pans de bois a retrouvé une seconde vie grâce à l’initiative de la commune de Saint-Sulpice-de-Grainbouville, près de Pont-Audemer. Là, une commune a fait le bon choix. Cela mérite d’être souligné. Remonté pierre par pierre pour accueillir la mairie du village, cet édifice exceptionnel des XIVe-XVe siècles illustre à la fois la richesse de l’architecture vernaculaire normande et l’importance d’une restauration respectueuse du patrimoine ancien.

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Georges Bernage