L’UNESCO

Un engagement pour une culture de la paix

1945. Le monde émerge à peine du chaos. Il faut tout reconstruire, à commencer par la paix. Dans un monde qui a perdu ses repères, il est urgent de repenser le système éducatif qui façonnera les générations à venir. Et comment mieux préserver la paix qu’en travaillant à l’établissement d’une « solidarité intellectuelle et morale de l’humanité » ?

La Normandie est sans conteste la région française qui a payé le plus lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale, l’historien britannique Antony Beevor allant jusqu’à parler d’un « agneau sacrificiel offert pour la libération de la France ». Entre les destructions de l’invasion en 1940 et celles de la libération en 1944, des villes entières furent rayées de la carte, sans parler des milliers de victimes recensées. Ici plus que nulle part ailleurs, les valeurs portées par l’UNESCO font sens. 1- Saint-Lô, « capitale des ruines » 2- Caen, ville martyre. 3- hôtel de ville d’Argentan dévasté.

La Normandie est sans conteste la région française qui a payé le plus lourd tribut à la Seconde Guerre mondiale, l’historien britannique Antony Beevor allant jusqu’à parler d’un « agneau sacrificiel offert pour la libération de la France ». Entre les destructions de l’invasion en 1940 et celles de la libération en 1944, des villes entières furent rayées de la carte, sans parler des milliers de victimes recensées. Ici plus que nulle part ailleurs, les valeurs portées par l’UNESCO font sens. 1- Saint-Lô, « capitale des ruines » 2- Caen, ville martyre. 3- hôtel de ville d’Argentan dévasté. (© National Archives USA – Conseil départemental du Calvados sous licence CC BY-SA)

Mis à jour le 26 juillet 2026 à 13:54

Déjà, en 1942, les représentants de plusieurs pays européens, rejoints par les États-Unis, s’étaient réunis à Londres pour une Conférence des Ministres alliés de l’Éducation (CAME). Les rêves de paix s’étant enfin concrétisés avec la victoire des Alliés, une nouvelle conférence, réunissant 37 États, se tient du 1er au 16 novembre 1945. Elle trouve son accomplissement dans la signature, par vingt États sur les 37 pays représentés, de l’acte constitutif de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (United Nations Educational, Scientific and Cultural Organization en anglais).

Tandis que l’heure est à la reconstruction, la nouvelle institution va s’attacher à valoriser les lieux qui témoignent de ce que les civilisations humaines ont bâti de meilleur. Ces monuments et sites doivent contribuer à renforcer les liens entre les nations, au profit d’une culture de la paix.

Qu’inscrit-on à l’UNESCO ?

On distingue trois types d’inscription. La première, au « Patrimoine mondial », repose sur la « valeur universelle exceptionnelle » du bien. Elle s’applique au patrimoine naturel comme culturel, et fait l’objet d’un traité international signé en 1972. Les sites sélectionnés doivent répondre au moins à l’un des dix critères prévus par la Convention du Patrimoine mondial, et notamment « représenter un chef-d’œuvre du génie créateur humain ». Avec toujours la volonté de faire profiter, par- delà les frontières, le plus grand nombre, en particulier les générations futures, de cet héritage. L’UNESCO met donc en place différents dispositifs à l’égard du site inscrit. 1 007 biens ont à ce jour intégré cette catégorie.

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