PATRIMOINE NORMAND

Mors et art équestre au lendemain du Moyen Âge

Le succès de nos chevaux aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro est l’aboutissement d’une longue pratique de l’élevage équin qui prend sa source à l’époque du duché de Normandie. Depuis, ce savoir-faire n’a jamais cessé d’évoluer. L’avènement de la Renaissance a eu des répercussions sur notre approche du cheval, ainsi que l’ont montré de récentes fouilles au château de Caen.

Quelques-uns des mors de la forge. On retrouve les mêmes, légendés, dans le traité de Jehan de Feschal. À droite : « A cheval de très dure bouche ». À sa gauche, ce monogramme répétitif n’a pas encore été identifié. (© Thierry Georges Leprévost)

Quelques-uns des mors de la forge. On retrouve les mêmes, légendés, dans le traité de Jehan de Feschal. À droite : « A cheval de très dure bouche ». À sa gauche, ce monogramme répétitif n’a pas encore été identifié. (© Thierry Georges Leprévost)

Mis à jour le 7 décembre 2025 à 21:23 Par
Partager :

Au Moyen Âge, le cheval est avant tout un auxiliaire de la guerre : il porte les combattants, leurs écuyers, leur matériel et leurs bagages. Le prestige n’en est pas exclu : un beau palefroi ou un fier destrier se distinguent aisément du simple roncin, mais la cavalerie est d’abord utilitaire. Pour autant, l’outil équin coûte cher et, si l’on n’est guère tendre avec lui à l’entraînement ou au combat, on évite de porter atteinte à sa vie : s’emparer d’un seigneur donne lieu à rançon ; s’emparer d’un bon cheval constitue une bonne affaire, dont on jouit immédiatement.

Sa meilleure expression est bien évidemment le chevalier, dont le règne s’étend du XIe siècle au milieu du XIVe. La guerre de Cent Ans changera le cours des choses, par l’apparition d’une autre façon de se battre. L’utilisation de l’archerie et de troupes mercenaires va venir à bout de la caste chevaleresque, dont la bataille de Crécy marque une étape décisive.

Il vous reste 92 % de l’article à lire.

Accédez à l’article complet et plus encore

Pour lire cet article publié dans Patrimoine Normand n°99 en intégralité, vous pouvez acheter le numéro en version papier ou numérique.

Abonnement : en vous abonnant, vous recevrez les prochains numéros en version papier directement chez vous.

NOS DERNIÈRES PARUTIONS