PATRIMOINE NORMAND

Reine des Flots – La Vaquelotte du Cotentin

Le 15 septembre 2007, à l’occasion des Journées Européennes du Patrimoine, Dives-sur-Mer a procédé au lancement de la Reine des Flots, une vaquelotte du nord Cotentin inaugurée pour la première fois à Saint-Vaast-la-Hougue voici 80 ans. Une spectaculaire résurrection.

La Reine des Flots en attente ; derrière elle, la flottille de vieux gréements du Comité des Amis du Patrimoine et de l’Animation Côtière (CAPAC) .

La Reine des Flots en attente ; derrière elle, la flottille de vieux gréements du Comité des Amis du Patrimoine et de l’Animation Côtière (CAPAC) . (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 13 avril 2026 à 16:07 Par
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C’est en effet en 1927 que Marcel Ménard, un pa­tron pêcheur de Cosqueville, village situé au nord de Saint-Pierre-Église dans le Val de Sai­re, passe commande aux chantiers Bernard à Saint-Vaast-la-Hougue, d’un petit bateau dit canot à bourcet, plus communément appelé vaquelotte depuis 1880. Les raisons pour lesquelles cette dernière dénomination a été admise par l’administration ma­ritime demeurent obscures, tout comme l’origine même du mot ; toujours est-il que désormais les gens du Cotentin n’en utilisent pas d’autre pour désigner ce type d’embarcation, pourvue de trois voiles : deux petites, le foc à l’avant et le « tape-cul » à l’arrière, et une grand-voile dite bourcet sur le mât de misaine. Le bourcet est une « voile au tiers, voile trapézoïdale suspendue au mât par un point pris au tiers de son envergure », pour reprendre sa définition par Émile Littré.

Charles, le fils de M. Ménard, naît la même année que le bateau ; ce dernier sera baptisé Reine des Flots. Un nom bien porté ; son bois est de première qualité, ses bordages sont ajustés sans calfatage à l’origine, ce qui implique une extrême méticulosité de la part des charpentiers de marine. On la destine au prélèvement habituel sur cette partie de la côte, entre Fermanville et Saint-Vaast, particulièrement pourvue en rochers : la pêche aux crustacés, jusqu’à 6 ou 8 milles au large, sans lui interdire pour autant d’autres activités telles que le chalutage. Ce bateau très marin est parfaitement apte à traverser la Man­che, ce qui n’est pas pour nous surprendre quand on con­naît la tradition maritime du Cotentin depuis Guillaume le Conquérant !

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