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La Côte des Îsles

Un patrimoine naturel d’exception

Au-delà de son patrimoine historique, la Côte des Îsles abrite l’un des ensembles naturels les plus remarquables du littoral normand.

Le havre de Portbail déploie une remarquable mosaïque de paysages mêlant dunes, prés salés, vasières et chenaux. Cette diversité de milieux favorise l’accueil d’une faune et d’une flore particulièrement riches.

Le havre de Portbail déploie une remarquable mosaïque de paysages mêlant dunes, prés salés, vasières et chenaux. Cette diversité de milieux favorise l’accueil d’une faune et d’une flore particulièrement riches. (© Armel Vrac – Cotentin Unique)

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Entre le cap de Carteret et le havre de Portbail s’étend une succession de dunes, de landes, de marais et de pelouses littorales qui forment aujourd’hui un patrimoine écologique d’importance nationale. Façonnés au fil des siècles par les forces naturelles comme par les activités humaines, ces paysages participent pleinement à l’identité du territoire.

Des paysages uniques

Le massif dunaire d’Hatainville constitue l’un des sites naturels les plus spectaculaires de la Côte des Îsles. Étendu sur plusieurs centaines d’hectares entre Carteret, Les Moitiers-d’Allonne, Baubigny et Surtainville, il figure parmi les plus vastes ensembles dunaires de France. Ces dunes, qui atteignent parfois plusieurs dizaines de mètres de hauteur, offrent de larges panoramas. Plus au sud, les dunes de Lindbergh présentent une succession de dunes blanches, de dunes grises et de dépressions humides illustrant les différentes étapes de l’évolution naturelle du littoral. Au-delà de leur intérêt paysager, ces formations sableuses contribuent à protéger le rivage contre l’érosion marine et les tempêtes.

Cette mosaïque de milieux favorise le développement d’une flore particulièrement diversifiée. L’oyat, le panicaut maritime, l’euphorbe maritime ou encore le liseron des dunes colonisent les secteurs les plus exposés aux vents et aux embruns. Plus à l’intérieur, les dunes grises couvertes de mousses et de lichens se prolongent par des landes dominées par les bruyères, les ajoncs et les genêts. Façonnés durant des siècles par le pâturage extensif, ces espaces ouverts constituent aujourd’hui des habitats d’une grande richesse écologique.

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°138. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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