Patrimoine Normand

Habitat : la tradition a de l’avenir

Sur la route de Tilly, en venant de Bayeux, s’aligne une façade dans l’esprit du XVIIIe siècle qui n’était pas là il y a deux ans… Pascal Goujon nous démontre qu’on peut intégrer parfaitement une construction nouvelle à l’habitat traditionnel pour un coût très modéré.

À Nonant, la demeure ancienne (à gauche) a été rejointe (à droite) par une construction traditionnelle dont le volume et les ouverture rappellent le XVIIIe siècle.

À Nonant, la demeure ancienne (à gauche) a été rejointe (à droite) par une construction traditionnelle dont le volume et les ouvertures rappellent le XVIIIe siècle. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)

Mis à jour le 2 juin 2026 à 09:53 Par
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Cotentinais originaire de Carteret, Pascal Goujon après l’apprentissage comme Compagnon et son Tour de France puis quinze ans de travail avec les Monuments Historiques, va s’installer dans le Bessin, à Nonant. Huit ans après, son entreprise compte huit maçons et huit tailleurs de pierre. Construction traditionnelle et rénovation établissent sa réputation : cheminées, escaliers, portails et tous autres éléments où interviennent la pierre de taille et la sculpture.

Puis intervient une trouvaille originale. Sur une ossature contemporaine – une cons­truction en agglomérés –, il choisit d’allier la tradition à la rapidité et à l’efficacité. Pour améliorer son habitation principale, ancienne, il lui adjoint une dépendance en recouvrant cette ossature contemporaine d’une enveloppe traditionnelle dans le style typique des maisons du Bessin édifiées au XVIIIe siècle. Il respectera ainsi l’esprit de la maison d’origine.

Le placage de mœllon recouvre les agglos. Ils ont été retaillés et leurs angles abattus.

Le placage de mœllon recouvre les agglos. Ils ont été retaillés et leurs angles abattus. (Photo Eric Bruneval © Patrimoine Normand)

Pour y arriver, il associe camouflage et art de la pierre. Il va tout d’abord réaliser en placage les chaînages d’angle et les entourages des portes et des fenêtres en préservant les proportions des ouvertures. Seules les lucarnes et les corniches sont en pierre massive. Jusqu’ici, la technique reste classique. Un entrepreneur aurait ensuite enduit la surface du mur pour recouvrir les agglos.

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