Patrimoine Normand

Eure

Verneuil-sur-Avre – L’église de la Madeleine

Verneuil-sur-Avre – L’église de la Madeleine

À Verneuil-sur-Avre, l’église de la Madeleine se distingue par sa spectaculaire tour de 56 mètres, visible à plusieurs kilomètres à la ronde. Édifiée à la fin du XVe siècle grâce à la générosité d’Arthus Fillon, elle domine un édifice aux formes plus modestes, dont l’intérêt réside autant dans la diversité de son architecture que dans la richesse exceptionnelle de son décor sculpté et de ses vitraux.

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La sculpture normande aux XVe et XVIe siècles : l’école de Verneuil

La sculpture normande aux XVe et XVIe siècles : l’école de Verneuil

Née du vaste mouvement de reconstruction qui suit la guerre de Cent Ans, l’école de Verneuil témoigne de l’essor remarquable de la sculpture normande aux XVe et XVIe siècles. Formés sur les grands chantiers rouennais, ses artistes ont laissé dans les églises de la ville un ensemble exceptionnel, où se mêlent héritage médiéval, influence gothique et sens aigu du réalisme.

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Évreux : « la cité jolie »

Évreux : « la cité jolie »

Il n’est pas de rivière plus fantaisiste que l’Iton qui, après maintes circonvolutions à travers le pays de l’Eure, se permet de disparaître sous terre sur plusieurs kilomètres du côté de Damville, puis de refaire surface avant de traverser la capitale : Évreux. Mais alors, voilà que ses eaux se divisent, s’écartent en plusieurs bras, jouant à cache-cache avec les habitants. Après quoi elle va se jeter langoureusement un peu plus loin dans l’Eure après avoir salué au passage le château Renaissance d’Acquigny. Évreux, « la cité jolie », est à l’image de sa rivière, calme en apparence mais d’une incroyable diversité. Avec en plus une remarquable ténacité, capable de résister aux plus effroyables des cataclysmes, de disparaître, puis de réapparaître en suivant le cours immuable du temps, comme si de rien n’était. Combien de fois cette vieille cité opiniâtre ne fut-elle pas brûlée, pillée, massacrée ! Combien de fois, disparue dans les flammes, fut-elle prise et reprise par des assiégeants en furie… pour renaître triomphante !

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Obélisque de la bataille d’Ivry à Épieds

Obélisque de la bataille d’Ivry à Épieds

Surplombant la vallée de l’Eure, le vaste plateau de Saint-André et de La Couture-Boussey qui s’étend de la forêt de Merey à la forêt d’Ivry, et que l’horizon barre d’un trait infini, a vu se dérouler en mars 1590 une bataille décisive. D’un côté le « gros » Mayenne à la tête des Ligueurs du front des Catholiques ; de l’autre Henri IV et son armée de Huguenots sur la route royale qui devait le conduire vers Paris.

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Les bacs de la Seine

Les bacs de la Seine

Langoureusement coule la Seine. Fleuve mythique et mystérieux, elle coupe en deux la Normandie en de lents courants ondulants. Entre Rouen et la mer, sur une distance de quelque 130 km, avant les travaux d’endiguement, la Seine-Maritime constituait jadis une sorte de longue rade intérieure avec des hauts fonds et des fosses plus ou moins profondes qui rendaient la navigation périlleuse. Actuellement, si son parcours offre moins de danger pour les bateaux, il nécessite quand même le concours de pilotes expérimentés. Mais depuis toujours, ce fleuve vivant s’est docilement prêté aux passages des hommes entre ses deux rives, malgré ses bancs mouvants et chenaux capricieux.

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Les Andelys : la tour Paugé, dernier vestige des fortifications du Petit-Andely

Les Andelys : la tour Paugé, dernier vestige des fortifications du Petit-Andely

Dernier témoin des fortifications du Petit-Andely, la tour Paugé, élevée au XIIe siècle sous Richard Cœur de Lion, se dresse encore au pied du château Gaillard. Fragilisée par le temps, menacée d’effondrement, elle rappelle que le patrimoine le plus discret est parfois aussi le plus vulnérable — et le plus urgent à préserver.

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L’abbaye Notre-Dame du Bec – De la gloire à la prière en passant par les chevaux

L’abbaye Notre-Dame du Bec – De la gloire à la prière en passant par les chevaux

Dans la riante vallée du Bec, non loin de Brionne dans l’Eure, s’établit au début du XIe siècle, sous l’impulsion du chevalier Herluin, une abbaye qui, en peu de temps, devint un phare spirituel d’une renommée considérable pour toute la chrétienté. Ceci grâce à des hommes de grande piété et à un enseignement de haute valeur vers lesquels accouraient des élèves des quatre coins de l’Europe. Quelques siècles plus tard, après maints tourments et destructions, alors que l’abbaye, pillée, dégradée, était sur le point d’être vendue comme carrière à pierres, cette notoriété prit un autre tournant… grâce à des chevaux ! L’abbaye du Bec devint en effet un dépôt de chevaux, un prestigieux haras militaire. Et ce sont justement ces chevaux qui sauvèrent les bâtiments d’une ruine certaine, inévitable. Heureusement, et depuis 1948, l’abbaye du Bec a retrouvé sa lumière originelle, et dans la prière, une vie monastique pure et entière.

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