La Guérinière :
la ténèbre et la Clarté
Notre dernière relation avait laissé les frères la Guérinière à la fin des années 1720 (voir article Pierre et François Robichon de La Guérinière, Patrimoine Normand n° 04). L’aîné, Pierre, a créé à Caen, dans la ténèbre de sa province natale, l’Académie équestre dont il rêvait, son cadet d’un an, François, a mis en selle Louis XV sous la lumière de Versailles.
Manège de l’Académie de la Guérinière, à Caen. La rue de l’Académie tient son nom de l’établissement crée par Pierre de la Guérinière. Son école d’équitation attirait des élèves de l’Europe entière, et même d’Amérique du Nord. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)
Le plus grand cavalier de son temps
Pour François Robinchon de la Guérinière, cela va plutôt bien. Grâce à ses qualités de cavalier et de pédagogue, Louis XV est à présent un homme de cheval confirmé. Cette réussite ajouté à sa renommée. En 1729, l’empereur d’Autriche Charles VI crée la Spanische Hofreiteschule, la célèbre école espagnole d’équitation de Vienne, dans l’enceinte même du palais impérial. L’architecture du manège s’inspire directement de celle du château de Versailles. Quant à l’enseignement qu’on y prodigue, c’est ni plus ni moins celui que dispense à Paris François de la Guérinière.
Nul doute que celui-ci vînt en aide à Pierre à plusieurs reprises au cours de cette période. Quand l’aîné n’a pas encore fini de construire son académie caennaise, le plus jeune est déjà en mesure de jeter sur le papier les bases de ses principes équestres. Voici enfin venue l’heure de succéder à ses maîtres La Broue et Newcastle ! De 1729 à 1731, il publie en deux tomes École de cavalerie, contenant la connaissance, l’instruction et la conservation du cheval.
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