L’Institut de Pathologie du Cheval
À Goustranville, au cœur du pays d’Auge, une structure unique en France ausculte depuis près de dix ans les causes de mortalité des chevaux. Créé pour répondre aux enjeux sanitaires d’une filière équine essentielle à la Normandie, l’Institut de Pathologie du Cheval mène autopsies, analyses et recherches vétérinaires afin de mieux comprendre les maladies équines, prévenir les épidémies et faire progresser la médecine du cheval.
L’Institut de Pathologie du Cheval à Goustranville. Gilbert Tariel pendant une autopsie. (Photo Thierry Georges Leprévost © Patrimoine Normand)
D’une main experte, Gilbert Tariel exécute le geste des centaines de fois répété. Sa main suit le ventre du cheval entre le ventre et le périnée. En quelques secondes, la peau est fendue. Première étape d’un processus qui va durer deux heures. O…, étalon de quinze ans, est en cours d’autopsie.
Une structure unique en France
L’autopsie, l’Institut de Pathologie du Cheval s’en est fait une spécialité. L’idée avait germé vers la fin des années 70, sous l’égide du Conseil Régional de Basse-Normandie. L’importance économique croissante de l’élevage équin ne pouvait laisser Michel d’Ornano indifférent : il entendait donner à la région les structures dont étaient déjà pourvus des pays comme l’Angleterre ou les États-Unis, ces autres berceaux de grandes races chevalines.
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