PATRIMOINE NORMAND

Calvados

Le donjon des barons de Tournebu (XIIIe et XVIIe siècles). La tour résiste, mais elle est fragilisée par les souterrains et l’effondrement de l’escalier. (Photo Rodolphe Corbin © Patrimoine Normand)

Le Cinglais – Cœur historique de la Suisse normande

Au cœur de la Suisse normande se cache un pays dont l’origine remonte bien avant l’an mil. Alors que les ducs normands étendent leur emprise territoriale vers l’Orne, ils fieffent une partie de leur domaine du Cinglais à des seigneurs de confiance, les Taisson1, les Marmion, les de La Pommeraye ou les de Tournebu. Outre d’imposantes fortifications, ceux-ci fondent des abbayes qui contribuent au rôle économique et au rayonnement spirituel du Cinglais.

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Louis-Philippe, « roi des Français », par Pierre Roch Vigneron, portrait peint en 1831, peu après son accession au trône. (© Paris musées – Musée Carnavalet – www.parismusees.paris.fr)

Quand Louis-Philippe filait à l’anglaise…

À plusieurs reprises au cours de l’histoire de France, des rois quittèrent précipitamment Paris, où ils se sentaient menacés. Si Louis XVI prit, en 1791, la direction de Varennes avec les conséquences que l’on sait, Louis XVIII fila pour sa part vers Gand, au retour de Napoléon de l’île d’Elbe, en 1815. Après les « Trois Glorieuses » de 1830, Charles X gagna Cherbourg à petit trot, faiblement escorté, dans un pathétique « convoi funèbre de la monarchie », avant de gagner l’Angleterre. Pour Louis-Philippe, en février 1848, la route de l’exil passe aussi par la Normandie.

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Fleuron du patrimoine médiéval normand, édifiée au XIIIe siècle, puis agrandie au XVIe, la vaste halle de Saint-Pierre-en-Auge fait la fierté des 7300 Pétruviens. (© Jean-Luc Péchinot)

Saint-Pierre-en-Auge – Un marché d’exception

Côté marchés, c’est le haut du panier. À Saint-Pierre-en-Auge, la semaine commence bien, puisque le lundi offre un de ces marchés So French qui plaisent tant aux étrangers. Tout y est : des halles d’exception, des produits d’ici et pas d’ailleurs, et les gueules de terroir qui vont avec. De quoi justifier les trois participations du plus beau marché de Basse-Normandie au concours du « Plus beau marché de France ».

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Vue aérienne du chantier de fouilles archéologiques de la place de la République de Caen, en 2021. (© Arpanum / Arnaud Poirier ; montage photographique musée de Normandie – Ville de Caen / Claire Bénard)

Caen – De la place Royale à la place de la République

À l’occasion des quatre-vingts ans de la Libération, une exposition est organisée depuis le 1er juin 2024 par le musée de Normandie et le service d’archéologie du Calvados. Installée dans les Salles du Rempart du château de Caen, elle présente de manière chronologique et interactive l’histoire méconnue de la place de la République (jadis place Royale).

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La Mora – Un projet fou en Normandie

La Mora – Un projet fou en Normandie

La Mora, navire amiral du duc Guillaume Guillaume lors de la conquête de l’Angleterre, est uniquement connue par les textes médiévaux et la Tapisserie de Bayeux. Cependant, à Honfleur, l’association du même nom a lancé le projet fou de construire ce bateau mythique. S’il ne s’agit pas d’une réplique, puisqu’aucune trace du navire ne nous est parvenue, cela reste un projet d’une ampleur gigantesque qui permettra à chacun de mieux comprendre l’ingéniosité des charpentiers de marine du XIe siècle. Après dix-huit mois de travaux de réhabilitation, le site de construction du navire est ouvert au public depuis le 23 mars 2024.

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Le Havre : intérieur de l’église Saint-Joseph. Inaugurée en 1957, elle est un symbole de la modernité voulue par le célèbre architecte Auguste Perret. (© Fred Romerro – CC BY-SA 2.0 – Wikimedia commons­)

La Reconstruction, une architecture à préserver

C’est un patrimoine dont on parle peu : la reconstruction faite après la Seconde Guerre mondiale. Bien sûr, le temps pressait, parfois au détriment de la qualité architecturale. Mais cette période a également été l’occasion de « refabriquer » la ville et d’innover. À l’occasion du 80e anniversaire du Débarquement, et pour contribuer à protéger ce patrimoine, la Fondation du patrimoine a tenu à faire de la « Reconstruction » le thème de son premier « Trophée du patrimoine normand ».

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À l’orée du bois du Breuil, propriété du Conservatoire du littoral. Tout un programme sur un panneau. (© Stéphane William Gondoin)

Les couleurs du bois du Breuil

Au sommet de la Côte de Grâce, à une poignée de kilomètres de Honfleur, au-dessus des communes de Vasouy et de Pennedepie, le bois du Breuil occupe un plateau calcaire recouvert d’argile à silex. Sa surface relativement modeste – à peine 120 hectares – ne l’empêche nullement d’abriter une flore et une faune remarquables. Il est notamment réputé pour ses peuplements de rhododendrons, garantissant au promeneur une explosion de couleurs au moment du printemps.

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