Patrimoine Normand

Paul Héroult

Paul Héroult (1863-1914).

Paul Héroult (1863-1914). (© Guillaume Néel)

Mis à jour le 22 mai 2026 à 11:54 Par
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Encore du jus de cervelle made in Normandie. Né à Thury-Harcourt (Calvados), le jeune Paul voyage en Angleterre et maîtrise la langue de Shakespeare à la perfection. À 15 ans, il tombe sur un ouvrage qui détermine le cours de sa vie. Robinson Crusoé ? Madame Bovary ? Paul et Virginie ? Que nenni ! Le volume en question porte le titre ô combien enjôleur de De l’aluminium. Ses propriétés, sa fabrication et ses applications… De quoi faire rêver n’importe quel adolescent ! Et voici que notre Paulo n’a plus qu’une idée en tête : obtenir de l’aluminium par électrolyse. À 18 ans, il supplie sa maman d’intercéder auprès de son père pour le laisser réaliser un essai d’envergure avec la dynamo de la tannerie familiale : « C’est une affaire à gagner beaucoup. […] Cela revient [l’aluminium] au fabriquant à 60 fr le Kilo et moi je pourrais le vendre à 8 fr le kg. […] Par la force hydraulique ça reviendrait à 4 Fr. » Le brevet est déposé en 1886, et Héroult ne cessera d’améliorer le procédé. En 1915, dans le Bulletin de l’Association des Anciens élèves de l’École des Mines de Paris, paraît un vibrant hommage au savant disparu. On y relève notamment qu’avant ses travaux le « métal précieux, valait 80 francs le kilo […]. Actuellement, le métal se vend aux environs de 2 francs le kilo. » Étonnant, non ?

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Cet article est paru dans Patrimoine Normand n°128. Retrouvez-le dans le numéro complet, disponible en version papier ou numérique.

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