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Dossier

Les articles de la rubrique « Dossier » du magazine Patrimoine Normand.

Roger II, roi de Sicile, couronné par le Christ en personne. Une nouvelle monarchie de droit divin… (© Pixelfehler – Domaine public – Wikimedia commons)

L’épopée des Normands d’Italie : de l’ascension au crépuscule

Les disparitions de Robert Guiscard et de Roger de Hauteville pourraient marquer un tournant fatal dans l’histoire des Normands d’Italie, tant ces deux personnages acquirent une dimension exceptionnelle et laissèrent un vide immense derrière eux. Il n’en fut cependant rien, avec une apogée encore à venir sous le principat de Roger II. Et puis vint l’heure du déclin et de la chute, sous les coups d’un « Cyclope sanguinaire ».

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La famille de Hauteville au grand complet représentée sur la Broderie de Pirou, qui raconte l’épopée des Normands en Italie. (Fondation de la Lucerne d’Outremer)

Les Hauteville – Du Cotentin à la Méditerranée

Les appels de Rainolf Drengot à ses compatriotes se répandent sûrement un peu partout en Normandie, mais c’est dans le Cotentin qu’ils vont avoir le plus de conséquences. Tombés dans les oreilles des aînés de la fratrie des Hauteville, ils déclenchent un exode massif des garçons de la famille, appelés à jouer un rôle décisif dans la fondation du puissant royaume de Sicile.

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Ils étaient quarante… Les premiers Normands en Italie. (© Pixelfehler – Fondation de la Lucerne d’Outremer – DAO Patrimoine Normand­)

La conquête normande de l’Italie du Sud et de la Sicile

C’est l’autre grande conquête des Normands au XIe siècle. Il y a mille ans de cela, des guerriers, pour la plupart membres de la petite noblesse, ont abandonné les rives verdoyantes de la Manche pour s’en aller quérir fortune sous le chaud soleil méditerranéen. En un peu plus d’un siècle, ils fondèrent un royaume solide, à la croisée des mondes arabe, byzantin et lombard, y apportant leur touche d’originalité pour forger une civilisation brillante. Voici l’histoire de ces hommes descendus du Nord, sur fond d’aventures épiques !

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Probable exercice de débarquement à Slapton Sands (Devon), plage à la configuration voisine de celles d’Omaha et d’Utah. L’un de ces entraînements, l’opération Tiger (du 22 au 29 avril 1944), tourna au fiasco à cause de l’attaque de vedettes rapides allemandes, ce qui coûta la vie à près d’un millier d’hommes. (© National Archives and Records Administration – Conseil régional de Normandie – Mise en couleur Rodolphe Corbin – CC BY-SA 2.0)

Eisenhower contre Hitler – Le stratège et le tyran

« Un souverain peut être une cause de trouble pour l’armée de trois façons. Il entrave les opérations militaires quand il commande des manœuvres d’avance et de recul impraticables ; il trouble l’esprit des officiers quand il cherche à intervenir dans l’administration des trois armes alors qu’il en ignore tout ; il sème la défiance chez les hommes en cherchant à s’immiscer dans la distribution des responsabilités alors qu’il ne connaît rien à l’exercice du commandement. » Si le « première classe » Hitler avait lu L’Art de la guerre de Sun Tzu, le cours du Second Conflit mondial eut pu être très différent. Fort heureusement pour nous, il ignorait jusqu’à son existence…

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La porte d’Aval et son Aiguille, symboles de l’érosion constante que subissent les falaises. (© Stéphane William Gondoin)

Étretat – Grandeur nature

Au temps pratiquement révolu de la carte postale, les images des grandes arches d’Étretat ou de son Aiguille voyageaient en direction des quatre coins du globe dans les soutes d’avions de transport. De nos jours, grâce aux moyens de communication modernes, ces mêmes images se retrouvent à l’autre bout de la planète en une fraction de seconde. La révolution numérique a tout bouleversé, sauf la magie grandiose qui se dégage de ces paysages, quand la nature nous a offert ici l’un de ses plus grands chefs-d’œuvre.

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La chapelle Notre-Dame-de-la-Garde, perchée au sommet de la falaise d’Amont. (© Stéphane William Gondoin)

Les trésors bâtis d’Étretat

Le petit village de pêcheurs, d’abord fréquenté par les artistes, est donc devenu en deux siècles l’un des lieux normands les plus connus et les plus visités. Si, comme Maupassant l’affirme dans Une vie, on y vient d’abord pour admirer « ces grandes arches de la falaise qu’on nomme les portes d’Étretat », la commune abrite aussi quantité d’éléments patrimoniaux qui méritent une attention toute particulière.

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Marion Gondoin
Claude Monet, Étretat, la Porte d'Aval, 1885. (© Musée des Beaux-Arts de Dijon/François Jay)

Inspiration et loisirs à Étretat – Les falaises, le soleil et la mer

Au début des années 1820, les premiers artistes arrivent et séjournent à Étretat. La primeur de la « découverte » du site revient à deux peintres de renom, Eugène Isabey et Eugène Le Poittevin. Un troisième personnage, l’écrivain et journaliste Alphonse Karr, assurera sa popularité et sa célébrité, au point d’affirmer en 1884 : « J’ai tant bavardé sur Étretat que je l’ai mis à la mode, et qu’aujourd’hui c’est une succursale d’Asnières. »

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