Patrimoine Normand

Littérature

Jules Barbey d’Aurevilly à Valognes – Entre les Diaboliques et le Chevalier Des Touches

Jules Barbey d’Aurevilly à Valognes – Entre les Diaboliques et le Chevalier Des Touches

Si l’on excepte Paris, où il a fait carrière, deux villes ont compté pour Jules-Amédée Barbey d’Aurevilly : Saint-Sauveur-le-Vicomte où il est né en 1808, et Valognes qui a abrité ses premiers émois amoureux, où la fuite du temps l’a ramené tardivement comme vers une vieille maîtresse. À tel point que, après les destructions de 1944, la Versailles normande (qui comptait au Grand Siècle une centaine d’hôtels particuliers) ne cultiverait plus que la nostalgie d’une gloire révolue s’il n’y survivait le souvenir du Connétable des Lettres.

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Saint-Sauveur-le-Vicomte : l’esprit de Barbey d’Aurevilly

Saint-Sauveur-le-Vicomte : l’esprit de Barbey d’Aurevilly

Saint-Sauveur a deux forteresses, dont l’une s’appelle Barbey. La morgue de celui qu’on surnomme « le Connétable des Lettres » est à l’image du donjon qui domine la cité cotentinaise : hautain, arrogant, sûr de lui, et par-dessus tout, fier de ses origines normandes, nordiques, norroises. Né les pieds dans sa terre, Jules Barbey d’Aurevilly a les qualités de sa terre.

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Victor Hugo à Villequier dans le souvenir de Léopoldine

Victor Hugo à Villequier dans le souvenir de Léopoldine

À Villequier, au bord de la Seine, la maison de la famille Vacquerie conserve intact le souvenir de Victor Hugo et de sa fille Léopoldine, morte tragiquement dans le naufrage de 1843. Devenue musée, cette demeure chargée d’émotion plonge le visiteur dans l’intimité du poète, entre mémoire familiale, douleur du deuil et puissance littéraire.

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Cabourg : le mythe de Balbec (suite et fin)

Cabourg : le mythe de Balbec (suite et fin)

Suite et fin du dossier consacré à Marcel Proust et Cabourg (voir l’article précédent). La vie sociale de Marcel Proust à Cabourg eût été réduite sans moyen de locomotion. C’est son ami Jacques Bizet, propriétaire d’une compagnie de taxis, qui lui fournit automobile et chauffeur. Alfred Agostinelli n’a que 19 ans. Le malade est aussitôt séduit par ce jeune homme à l’allure sportive ! « Mon mécanicien, livre-t-il dans un article du Figaro, avait revêtu une vaste mante de caoutchouc et coiffé une sorte de capuche qui, enserrant la plénitude de son jeune visage imberbe, le faisait ressembler, tandis que nous nous enfoncions de plus en plus vite dans la nuit, à quelque pèlerin ou plutôt à quelque nonne de la vitesse. »

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Les racines normandes du Roman de Renart – De goupil en renart

Les racines normandes du Roman de Renart – De goupil en renart

Il est des noms propres qui deviennent noms communs : Tartuffe, Harpagon, Don Juan, Cassandre, Hercule… La liste en serait longue. Pour autant, ces noms propres ne font que s’ajouter au nom commun préexistant ; ils en deviennent un synonyme en lui ajoutant une légère nuance des sens. Renart, lui, a totalement supplanté le nom commun qu’il doublait, à tel point que parler aujourd’hui de goupil relèverait d’une préciosité un peu désuète. Le mot est définitivement éclipsé du langage courant : on ne le décèle plus que dans l’adjectif vulpin, dérivé du latin vulpes. C’est-à-dire l’influence déterminante du Roman de Renart sur la langue française. Les raisons du triomphe de ce néologisme sont intimement liées au succès littéraire de l’œuvre.

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